À propos — qui écrit Le Campeur du dimanche
Ce site n’est pas tenu par un aventurier. Il est tenu par quelqu’un qui part le vendredi soir et qui bosse le lundi — d’où son nom.
Qui écrit ici
Camille Berthier. C’est un nom de plume, et il vaut mieux le dire tout de suite plutôt que de le laisser croire.
J’ai commencé avec une tente à 40 euros et une nuit blanche à cause du sol — personne ne m’avait dit que le froid venait d’en bas. J’ai ensuite acheté un fourgon d’occasion trop haut pour les parkings souterrains, ce qui reste ma plus belle erreur et la raison pour laquelle ce site affiche la hauteur de chaque véhicule.
Et je me suis mis à lire les textes de loi le jour où un panneau, sur le terrain, disait l’inverse d’un guide en ligne. J’ai vérifié. C’était le guide qui avait tort.
Je ne suis ni juriste, ni moniteur, ni professionnel du tourisme. Je n’ai aucun diplôme à faire valoir sur ce sujet, et je ne vais pas en inventer un. Ce que j’ai, c’est une méthode.
La méthode, et pourquoi elle change tout
La plupart des pages qui parlent du droit de camper en France se recopient les unes sur les autres. La même erreur s’y propage depuis des années. Ici, chaque affirmation juridique est lue dans le texte d’origine — sur Legifrance, ou sur le site du gestionnaire de l’espace concerné — et l’article est cité.
Cela donne des réponses inconfortables. Trois exemples, vérifiés :
- Le camping isolé n’est pas interdit par principe en France. L’article R. 111-32 du code de l’urbanisme dit exactement l’inverse : il est « librement pratiqué », sous deux conditions. Cinq sites sur six écrivent le contraire.
- Un parc naturel régional ne peut pas, à lui seul, interdire le bivouac. Sa charte n’engage que des personnes publiques (article L. 333-1 du code de l’environnement). Il n’existe aucun équivalent, pour les PNR, de l’article qui crée l’infraction en parc national.
- Un camping-car de plus de 3,5 tonnes roule à 110 km/h sur autoroute, pas à 90. L’article applicable est le R. 413-8-1. Presque tout le web cite le R. 413-8 — qui régit les marchandises.
Trois principes tiennent tout :
- On cite l’article, pas le résumé. Quand un chiffre est un maximum encouru, on écrit qu’il s’agit d’un maximum. Quand c’est une amende forfaitaire, on le précise.
- On dit ce qu’on ne sait pas. Certaines questions n’ont pas de réponse nationale — l’accès aux forêts domaniales, par exemple. Nous l’écrivons plutôt que de trancher au hasard.
- On date. L’arrêté bivouac du Parc national des Écrins de 2026 a abrogé celui de 2014. Une page non datée sur ce sujet ne vaut rien.
Ce que ce site n’est pas
Ni loueur, ni courtier, ni conseil juridique. Nous ne vendons pas de véhicule et nous n’assurons personne. Certaines pages contiennent des liens partenaires, et des demandes déposées via nos formulaires peuvent être transmises à des professionnels : cela ne change ni ce que nous écrivons, ni l’ordre dans lequel nous le présentons.
Et surtout : seul l’arrêté en vigueur le jour de votre nuit fait foi. La règle qui vous concerne est locale — elle change d’une commune à l’autre et d’un espace protégé à l’autre. Nous donnons le cadre et la méthode pour la trouver ; la vérification finale vous appartient.
Nous contacter
- Contact : par le formulaire de contact
- Sujet : dormir en pleine nature en France et en Europe — bivouac, van aménagé et camping-car
Une erreur ? Dites-le
Si vous relevez une inexactitude, en particulier sur un point de droit ou sur la règle d’un espace naturel que vous connaissez mieux que moi, écrivez-nous par la page de contact. La correction est apportée et la page est redatée.