Où dormir
Le plus beau spot du monde, avec une pente de 4 %, reste une mauvaise nuit.

Ce que vous trouverez sur cette page
- Le niveau de dimanche, avant tout
- La règle qui s’applique à VOTRE spot
- Bivouac ou camping sauvage : lequel vous pratiquez
- Trouver un spot ce soir : la carte
- Les spots, région par région
- Partir hors de France : les spots par pays
- Attention en été : l’accès aux massifs
- Ne rien laisser
- Une fois le spot choisi, avec quoi vous y allez
On ne va pas se mentir : un spot ne se juge pas sur une photo. Il se juge sur trois choses. Ce que dit le texte de loi, ce que dit le panneau à l’entrée du chemin, et ce que vous êtes prêt à assumer pour deux nuits dehors. Cette page réunit les trois. Elle vous donne la règle générale une bonne fois, puis elle vous envoie vers la fiche qui correspond à l’endroit que vous visez.
Le site classe les endroits par niveau, de 1 à 4. Jamais par un adjectif. Un endroit à quinze minutes d’un parking et un col à deux heures de marche ne se préparent pas pareil, et personne ne rend service en mélangeant les deux.
Le niveau de dimanche, avant tout
Commencez par situer votre soirée sur l’échelle. Elle ne mesure pas votre valeur : elle mesure ce que le lieu exige de vous en matériel, en marche et en autonomie.
niv. 1
niv. 2
niv. 3
niv. 4
Retenez votre niveau. Il vous servira dans chaque fiche plus bas : c’est lui qui décide si un endroit est un bon plan ou une mauvaise idée pour vous, ce week-end précis.
La règle qui s’applique à VOTRE spot
Vous allez lire partout que le camping sauvage serait interdit en France. C’est faux, et le texte dit l’inverse. L’article R. 111-32 du code de l’urbanisme, en vigueur depuis le 1er janvier 2016, pose que le camping est librement pratiqué. Deux conditions, et elles se cumulent : hors de l’emprise des routes et voies publiques, et avec l’accord de celui qui a la jouissance du sol. Le principe est la liberté. Les interdictions sont des exceptions, et elles sont listées.
Ces exceptions tiennent en quatre cas, posés par l’article R. 111-33 du même code, en vigueur depuis le 1er avril 2017 par le décret n° 2017-456 du 29 mars 2017. Les rivages de la mer et les sites inscrits. Les sites classés. Les abords des monuments historiques, sans qu’aucune distance chiffrée ne figure dans le texte. Et les 200 mètres autour d’un point d’eau captée.
Au-dessus de ce socle national se superposent les arrêtés municipaux et préfectoraux. Aucune base nationale ne les rassemble. C’est pour cette raison qu’aucune fiche de ce site, aussi détaillée soit-elle, ne peut vous promettre qu’un endroit précis est autorisé ce soir. La règle est locale. Le panneau fait foi : s’il contredit ce que vous avez lu la veille, c’est lui qui gagne, et vous dormez ailleurs.
Si vous voulez le raisonnement complet, article par article, il est déplié dans notre guide sur où dormir en pleine nature en France. Et si votre vraie question porte sur ce que vous encourez quand ça tourne mal, nous avons rattaché chaque montant à son texte dans la page consacrée aux risques et amendes du camping sauvage. Deux repères pour situer : 150 € au maximum pour une contravention de 2e classe, article R. 610-5 du code pénal en vigueur depuis le 17 février 2022, quand vous campez malgré un arrêté municipal. Et 450 € au maximum pour une contravention de 3e classe, article R. 331-64 du code de l’environnement en vigueur depuis le 5 juin 2026, pour un bivouac en cœur de parc national. Un montant sans son texte ne vaut rien.
Bivouac ou camping sauvage : lequel vous pratiquez
Voici le point que presque tout le monde rate. Le mot « bivouac » n’apparaît dans aucun des articles R. 111-32 à R. 111-35. La distinction entre bivouac et camping sauvage n’est pas une création du législateur : c’est une création des gestionnaires d’espaces, qui l’écrivent dans leurs propres arrêtés. L’arrêté n° 148/2026 du parc national des Écrins, du 16 juin 2026, en est l’exemple le plus lisible.
Conséquence directe : la fameuse règle « de 19 h à 9 h, à une heure de marche » n’est pas une règle nationale. Elle vient d’un règlement de parc, et chaque parc écrit le sien. Six parcs nationaux, six régimes différents, tous vérifiés le 24 août 2026. Aux Écrins, l’arrêté n° 148/2026 du 16 juin 2026, rectifié par le n° 185-2026 du 6 juillet 2026. En Vanoise, le bivouac est admis aux abords des refuges seulement, avec réservation obligatoire. Au Mercantour, le bivouac en camping-car ou en tente de toit est explicitement interdit. Aux Cévennes, la tolérance se joue dans une bande de 50 mètres de part et d’autre des GR et GRP balisés. Aux Pyrénées, l’interdiction couvre aussi les aires de stationnement en zone cœur. Aux Calanques, c’est une interdiction totale toute l’année, décret n° 2012-507 du 18 avril 2012, article 15-II-2°.
Avant de partir, lisez donc le règlement du gestionnaire de l’endroit visé, pas un résumé générique. Nous avons rassemblé ce qu’il faut vérifier dans les réglementations à connaître avant de partir.
Trouver un spot ce soir : la carte
Vous êtes déjà sur la route et il vous faut un endroit pour la nuit qui vient. Ce n’est pas le même besoin que préparer un week-end trois semaines à l’avance. Pour ce cas-là, passez directement par notre carte du bivouac en France : elle est faite pour être ouverte au bord d’une départementale, pas pour être lue au calme. Elle ne remplace pas la vérification sur place, elle vous fait gagner les vingt minutes de recherche.
Les spots, région par région
Treize fiches couvrent la France métropolitaine et la Corse. Chacune décrit les milieux dominants, ce que la région autorise ou restreint, et les endroits qui se tiennent pour une ou deux nuits. Nous n’affichons pas de niveau global par région : une région n’a pas un niveau, elle a des vallées faciles et des crêtes qui ne le sont pas. Le niveau se lit dans la fiche, endroit par endroit.
- Bivouac en Auvergne-Rhône-Alpes
- Bivouac en Provence-Alpes-Côte d’Azur
- Bivouac en Occitanie
- Bivouac en Nouvelle-Aquitaine
- Bivouac en Bretagne
- Bivouac en Normandie
- Bivouac en Pays de la Loire
- Bivouac en Centre-Val de Loire
- Bivouac en Île-de-France
- Bivouac dans les Hauts-de-France
- Bivouac dans le Grand Est
- Bivouac en Bourgogne-Franche-Comté
- Bivouac en Corse
Quatre endroits traités en détail
Quatre fiches vont plus loin que la région, parce que ce sont les endroits sur lesquels vous êtes les plus nombreux à venir chercher une réponse précise. Si vous partez de la capitale, commencez par notre guide du camping sauvage autour de Paris, puis regardez ce que donne une nuit à Fontainebleau, qui reste la sortie la plus courte depuis l’Île-de-France. Côté mer, la presqu’île est traitée dans notre fiche sur le camping sauvage à Quiberon. Et pour la montagne, tout ce qui change dès qu’on monte est expliqué dans le camping sauvage dans les Alpes.
Partir hors de France : les spots par pays
Douze pays, douze régimes qui n’ont rien à voir entre eux. Chaque fiche traite le droit du pays concerné dans son propre texte : nous ne le résumons pas ici, parce qu’un résumé de droit étranger sur une page de sommaire est exactement le genre de raccourci qui vous met dehors à 23 h.
Trois d’entre eux fonctionnent sur un droit d’accès à la nature, et c’est ce qui les rend confortables pour deux nuits : la Norvège, l’Écosse et l’Islande. Les autres se lisent avant de réserver le ferry.
- Camping sauvage en Albanie
- Camping sauvage au Portugal
- Camping sauvage en Italie
- Camping sauvage en Espagne
- Camping sauvage en Autriche
- Camping sauvage en Allemagne
- Camping sauvage en Suisse
- En camping-car en Irlande
- Camping sauvage en Australie
Attention en été : l’accès aux massifs
L’été, votre spot peut être parfaitement légal et rester inaccessible. L’accès aux massifs forestiers est réglementé jour par jour par arrêté préfectoral, en fonction du risque d’incendie. Ce n’est pas une consigne de prudence : c’est une fermeture qui tombe la veille pour le lendemain.
Deux sources à ouvrir avant de charger le véhicule. La Météo des forêts, publiée chaque jour à 17 h sur meteofrance.com/meteo-des-forets. Et risque-prevention-incendie.fr pour les quinze départements méditerranéens, mis à jour vers 18 h pour le lendemain. Les légendes diffèrent d’un département à l’autre : le Gard nomme explicitement le bivouac, interdit dès le niveau orange, tandis que la Corse impose de quitter les massifs avant 11 h en orange.
Le feu et la cigarette, eux, sont interdits jusqu’à 200 mètres des bois et forêts par l’article L. 131-1 du code forestier, et l’amende est de 135 €. Le détail département par département est dans notre page sur les restrictions d’accès aux massifs forestiers dans le Sud.

Ne rien laisser
Un endroit reste ouvert tant que ceux qui y dorment ne se font pas remarquer. C’est la seule règle qui ne dépend d’aucun arrêté. Vous repartez avec vos déchets, y compris ceux que vous jugez naturels. Vous ne creusez rien, vous ne déplacez pas de pierres, vous ne construisez pas de foyer. Vous montez tard, vous partez tôt, et vous laissez le sol tel que vous l’avez trouvé.
Rendre le lieu tel qu’on l’a trouvé, ce n’est pas de la morale. C’est ce qui fait qu’un maire n’aura pas de raison de prendre l’arrêté qui fermera l’endroit à ceux qui viendront après vous.
Une fois le spot choisi, avec quoi vous y allez
Le lieu commande le véhicule, jamais l’inverse. Une nuit au bout d’un chemin étroit et une nuit sur un parking de bord de mer n’appellent pas le même gabarit. Nos fiches de véhicules comparent les formats pour deux nuits, hauteur et longueur comprises.
Si vous n’en possédez pas et que vous voulez tester avant de vous engager, regardez ce que change une location de van aménagé sur les endroits accessibles, ou passez par une location de camping-car si vous partez à plusieurs. Le raisonnement est le même que pour l’échelle de niveau : on part avec ce que le lieu accepte.













































