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Où dormir

Bivouac en Provence-Alpes-Côte d’Azur : la règle, parc par parc

C'est la région où l'on trouve à la fois l'interdiction la plus totale de France et certains des plus beaux bivouacs d'altitude. Tout dépend de quelques kilomètres.

Par Sophie Chauveau Publié le Relu le 4 min de lecture

Bivouac en Provence-Alpes-Côte d’Azur : la règle, parc par parc
N° 06Où dormir

Points à retenir

  1. Le décret n° 2012-507 du 18 avril 2012, article 15-II-2°, est sans ambiguïté : « Le campement et le bivouac sont interdits sous quelque forme que ce soit » — y compris à la belle étoile et y compris dans un véhicule.
  2. Le parc national du Mercantour autorise le bivouac entre 19 h et 9 h, à plus d'une heure de marche à l'intérieur des limites du parc ou du dernier accès automobile.
  3. PACA fait partie des 15 départements méditerranéens dont les préfectures publient chaque jour, vers 18 h, le niveau de risque incendie de chaque massif pour le lendemain, sur risque-prévention-incendie.fr.
  4. L'article R. 111-33 du code de l'urbanisme interdit le camping isolé sur les rivages de la mer et dans les sites classés ou inscrits.

Calanques : interdiction totale, toute l’année

Le décret n° 2012-507 du 18 avril 2012, article 15-II-2°, est sans ambiguïté : « Le campement et le bivouac sont interdits sous quelque forme que ce soit » — y compris à la belle étoile et y compris dans un véhicule. Ce n’est pas saisonnier, ce n’est pas négociable, et c’est surveillé.

Mercantour : autorisé, mais pas en véhicule
Mercantour : autorisé, mais pas en véhicule — photo Gilles QUERTIER / Pexels

Mercantour : autorisé, mais pas en véhicule

Le parc national du Mercantour autorise le bivouac entre 19 h et 9 h, à plus d’une heure de marche à l’intérieur des limites du parc ou du dernier accès automobile. Conséquence explicite et souvent ignorée : le bivouac en camping-car, en caravane ou en tente de toit y est interdit. Dans la vallée des Merveilles, il est interdit sur toute la zone des gravures, sauf aires aménagées.

L’été change tout

PACA fait partie des 15 départements méditerranéens dont les préfectures publient chaque jour, vers 18 h, le niveau de risque incendie de chaque massif pour le lendemain, sur risque-prévention-incendie.fr. L’accès peut être interdit du jour au lendemain. Le feu et la cigarette restent interdits jusqu’à 200 mètres des bois et forêts quel que soit le niveau affiché (code forestier, art. L. 131-1) — amende 135 €.

Le littoral, cas particulier
Le littoral, cas particulier — photo Thierry Martine / Pexels

Le littoral, cas particulier

L’article R. 111-33 du code de l’urbanisme interdit le camping isolé sur les rivages de la mer et dans les sites classés ou inscrits. Sur la côte varoise et les Alpes-Maritimes, cela couvre une large part du linéaire. Et ce n’est pas une contravention : camper dans un de ces lieux protégés est un délit.

Bivouac n’est pas camping sauvage

Ces deux mots ne désignent pas la même pratique, et c’est cette différence que les gestionnaires d’espaces naturels regardent. Le bivouac, c’est passer une seule nuit, monter tard, partir tôt, et ne rien laisser : l’abri est démonté et le lieu est rendu tel qu’on l’a trouvé. Le camping sauvage, c’est s’installer : rester, déployer du matériel, occuper un lieu. C’est ce second usage qui est visé par les interdictions. Beaucoup d’espaces protégés tolèrent le premier et interdisent le second, sous des conditions précises (horaires, distance des accès routiers, altitude). Ces conditions sont propres à chaque espace : lisez celles de l’endroit où vous allez.

La règle qui vous concerne est locale

Avant de partir, vérifiez la règle de l’endroit exact où vous voulez passer la nuit. Il n’existe pas une règle unique valable partout : le principe général est posé par le code de l’urbanisme, mais le maire de la commune et le préfet du département peuvent interdire ou restreindre le camping et le stationnement sur tout ou partie de leur territoire, par arrêté. Ces arrêtés ne sont rassemblés dans aucune base nationale. Trois réflexes, dans cet ordre : regardez sur place — un panneau à l’entrée de la commune, du parking, du site ou du chemin vaut interdiction et vous est opposable ; appelez la mairie de la commune concernée ; et si vous êtes dans un espace protégé (parc national, réserve naturelle, forêt domaniale, site classé, bord de mer), c’est le gestionnaire de cet espace qui fait foi, pas la règle générale. Dans tous les cas, l’arrêté en vigueur le jour de votre nuit s’applique.

Repartez sans laisser de trace

Tout ce que vous montez redescend avec vous, y compris les déchets organiques (épluchures, papier toilette) et l’eau savonneuse, qui ne se versent ni dans un lac, ni dans un torrent, ni dans une source. Pas de feu : hors emplacement aménagé et autorisé, il est interdit dans la plupart des espaces naturels, et le code forestier défend d’allumer du feu jusqu’à 200 mètres des bois et forêts (art. L. 131-1) — 9 feux sur 10 sont d’origine humaine. Pour les besoins naturels, éloignez-vous d’au moins 60 mètres de tout point d’eau, mais aussi des sentiers et de votre campement, creusez un trou de 15 à 20 cm de profondeur, et remportez le papier : il ne se brûle jamais. Ne dérangez ni les troupeaux ni la faune, et refermez les clôtures que vous ouvrez.

Le cadre juridique complet, article par article : où dormir en pleine nature en France. Les montants réels : les amendes, article par article. Et si vous dormez dans un véhicule : stationner n’est pas camper.

Partir d’une ville de la région

Les prix réels, saison par saison, et où dormir une fois sur la route :

Voir la carte de France du bivouac pour comparer les régions d’un coup d’œil.

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