La carte de France du bivouac : ou peut-on dormir, région par région
Par Camille Berthier · mis à jour le · chaque article de loi est cité
On ne va pas se mentir : il n’existe aucune base nationale des arrêtés qui interdisent de camper. Personne ne peut vous faire une carte fiable — et ceux qui prétendent le contraire vous exposent.
- 21 textes de loi cités
- Prix relevés, pas estimés
- 7 min de lecture

Ce que vous trouverez sur cette page
Ce qu’on peut faire, en revanche, c’est vous poser les bonnes questions dans le bon ordre. C’est ce que fait l’outil ci-dessous : quatre questions, et il vous dit ce que dit le droit pour votre situation — avec l’article qui le fonde.
La carte : cliquez sur votre région
Chaque région à ses propres règles — parcs nationaux, arrêtés préfectoraux, littoral protégé. Cliquez pour lire ce qui s’y applique vraiment, avec les articles cites.

Puis-je dormir ici ?
1. Où êtes-vous exactement ?
2. Y a-t-il un panneau d’interdiction visible, ou un arrêté affiché ?
3. Vous dormez…
4. Combien de nuits au même endroit ?
Ce que l’outil applique
Il ne devine rien : il applique quatre textes, et il vous les cite.
- R. 111-32 du code de l’urbanisme — le camping est libre par principe, hors emprise des routes et voies publiques, avec l’accord de celui qui a la jouissance du sol.
- R. 111-33 — les quatre zones où il est interdit, et où l’infraction est un délit.
- R. 111-34 — l’interdiction municipale n’est opposable que si elle est affichée en mairie et signalée par des panneaux aux accès.
- R. 417-12 du code de la route — le stationnement devient abusif au-delà de sept jours au même point, durée réductible par arrêté.
La règle qui vous concerne est locale
Avant de partir, vérifiez la règle de l’endroit exact où vous voulez passer la nuit. Il n’existe pas une règle unique valable partout : le principe général est posé par le code de l’urbanisme, mais le maire de la commune et le préfet du département peuvent interdire ou restreindre le camping et le stationnement sur tout ou partie de leur territoire, par arrêté. Ces arrêtés ne sont rassemblés dans aucune base nationale. Trois réflexes, dans cet ordre : regardez sur place — un panneau à l’entrée de la commune, du parking, du site ou du chemin vaut interdiction et vous est opposable ; appelez la mairie de la commune concernée ; et si vous êtes dans un espace protégé (parc national, réserve naturelle, forêt domaniale, site classé, bord de mer), c’est le gestionnaire de cet espace qui fait foi, pas la règle générale. Aucune page de ce site ne remplace l’arrêté en vigueur le jour de votre nuit.
Le détail complet, article par article : où dormir en pleine nature en France.
(function(){
var état={}, root=document.getElementById(‘cdd-vérificateur’);
if(!root) return;
var V={
protégés:{t: »🔴 Non — et ce n’est pas une simple amende »,
c: »
Vous êtes dans une des zones de l’article R. 111-33 du code de l’urbanisme : rivage de la mer, site classé ou inscrit, site patrimonial remarquable, abords d’un monument historique, ou périmètre de 200 m autour d’un captage d’eau.
Camper là relève des articles L. 610-1 et L. 480-4 du code de l’urbanisme : c’est un délit, pas une contravention. En cœur de parc national, le bivouac hors conditions est une contravention de 3e classe (art. R. 331-64 code de l’environnement, en vigueur depuis le 05/06/2026) — jusqu’à 450 €.
Et chaque parc à ses propres règles : la Vanoise impose une réservation auprès du gardien et un démontage à 8 h, pas 9 h ; les Calanques interdisent tout, toute l’année, y compris dans un véhicule.
« },
voie:{t: »🟠 Vous ne campez pas — vous stationnez »,
c: »
Sur une route ou un parking, l’article R. 111-32 ne s’applique pas : il autorise le camping hors de l’emprise des routes et voies publiques. Vous relevez donc du droit du stationnement, ce qui est bien plus favorable.
Un camping-car de 3,5 t ou moins est un véhicule M1, comme une voiture : il stationne partout où le stationnement est autorisé, y compris la nuit, dès lors qu’il n’est ni dangereux, ni gênant, ni abusif.
Trois limites : le stationnement gênant (35 €) ; le « très gênant » pour un véhicule de plus de 20 m² en zone touristique délimitée (art. R. 417-11, I, 2° — 135 € et fourrière possible) ; et l’abus au-delà de sept jours au même point (art. R. 417-12), durée qu’un arrêté municipal peut réduire à 24 ou 48 h.
⚠️ Restez un véhicule : cales, béquilles, auvent déployé, table et chaises dehors font basculer aux yeux des agents du stationnement vers le camping. Cette liste n’est dans aucun texte — c’est un usage constaté, pas une règle de droit.
« },
prive:{t: »🟢 Oui, si le propriétaire est d’accord »,
c: »
C’est exactement la condition posée par l’article R. 111-32 : le camping est libre « avec l’accord de celui qui a la jouissance du sol ». Demandez, et la question est réglée.
⚠️ Sans accord, vous entrez dans le champ de l’article 226-4-3 du code pénal (en vigueur depuis le 04/02/2023) : pénétrer sans autorisation dans une propriété rurale ou forestière privée dont le caractère privé est matérialisé — clôture, panneau — est une contravention de 4e classe, jusqu’à 750 €.
Le camping à la ferme et le camping chez l’habitant sont la version organisée de cette réponse.
« },
nature:{t: »🟢 Oui — c’est le principe, pas l’exception »,
c: »
L’article R. 111-32 du code de l’urbanisme est formel : « Le camping est librement pratiqué, hors de l’emprise des routes et voies publiques, avec l’accord de celui qui a la jouissance du sol. »
Le principe est la liberté. Les interdictions sont des exceptions, listées à R. 111-33. Reste la condition qu’on oublie toujours : tout sol à un propriétaire, public ou privé. Le terrain « à personne » n’existe pas.
« }
};
function verdict(){
var v=V[etat.lieu]||{t: » »,c: » »}, sup= » »;
if(état.panneau===’oui’){
sup+= »
Le panneau tranche. L’article R. 111-34 prévoit que l’interdiction municipale n’est opposable que si elle est portée à la connaissance du public par affichage en mairie et par panneaux aux points d’accès habituels. Il y a un panneau : elle vous est opposable. Camper malgré un arrêté municipal est une contravention de 2e classe — jusqu’à 150 € (art. R. 610-5 du code pénal).
« ;
} else if(état.panneau===’non’ && état.lieu!==’protégés’){
sup+= »
Pas de panneau, pas d’opposabilité. C’est écrit noir sur blanc à l’article R. 111-34 : sans affichage en mairie et panneaux aux accès, l’interdiction ne vous est pas opposable. Attention, cela ne vaut que pour l’arrêté municipal — les interdictions de R. 111-33 et les règlements des espaces protégés s’appliquent sans panneau.
« ;
}
if(état.abri===’véhicule’ && état.lieu===’protégés’){
sup+= »
⚠️ Le véhicule ne vous protège pas ici. Le Mercantour interdit explicitement le bivouac en camping-car, caravane ou tente de toit. Les Pyrénées interdisent le campement dans un véhicule y compris sur les aires de stationnement. Les Écrins interdisent toute nuitée sur les parkings et routes du cœur, y compris dans un véhicule.
« ;
}
if(état.nuits===’plusieurs’){
sup+= »
⚠️ Plusieurs nuits change la nature de ce que vous faites. Une nuit, montée tard et démontée tôt, c’est un bivouac — toléré dans beaucoup d’espaces. Rester, c’est du camping sauvage, et c’est ce second usage que visent les interdictions. Les Écrins et les Cévennes limitent expressément à une seule nuit au même endroit. En véhicule sur la voie publique, le seuil d’abus est de sept jours (art. R. 417-12), réductible par arrêté.
« ;
}
sup+= »
Cet outil applique le droit général. Il ne connaît ni l’arrêté de votre commune, ni le règlement de l’espace où vous êtes — aucune base nationale ne les rassemble. Regardez sur place, et appelez la mairie.
« ;
var d=document.getElementById(‘cdd-verdict’);
d.innerHTML= »
« +v.t+ »
« +v.c+sup;
d.hidden=false; document.getElementById(‘cdd-reset’).hidden=false;
}
root.addEventListener(‘click’,function(e){
var b=e.target.closest(‘.cdd-outil-b’); if(!b) return;
var et=b.closest(‘.cdd-outil-étape’), n=+et.dataset.étape, r=b.dataset.r;
if(n===1) état.lieu=r; else if(n===2) état.panneau=r; else if(n===3) état.abri=r; else état.nuits=r;
et.hidden=true;
var nxt=root.querySelector(‘[data-etape= »‘+(n+1)+' »]’);
if(nxt) nxt.hidden=false; else verdict();
});
document.getElementById(‘cdd-reset’).addEventListener(‘click’,function(){
état={};
root.querySelectorAll(‘.cdd-outil-étape’).forEach(function(x,i){x.hidden=(i!==0);});
document.getElementById(‘cdd-verdict’).hidden=true; this.hidden=true;
});
})();
Les treize régions, une par une

Journaliste · expériences, destinations, plein air
Sophie partage des récits d'expériences de camping et de destinations de plein air. Elle vérifie chaque fait à l'aide de sources fiables pour s'assurer que son contenu inspire et informe les passionnés de nature.

Camille Berthier — Écrit tout ce que vous lisez ici
Part le vendredi soir, rentre le dimanche. A commencé par une tente à 40 € et une nuit blanche à cause du sol, puis par un fourgon d'occasion trop haut pour les parkings souterrains. S'est mis à lire les textes de loi le jour où un panneau contredisait un guide en ligne — et où le guide avait tort.
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